Le blog ados de la médiathèque François-Mitterrand de Poitiers

Le blog ados de la médiathèque François-Mitterrand de Poitiers et son réseau

Remise du Prix du roman contemporain à Mikaël Thévenot pour "Flow"




Mikaël Thévenot aime la ville de Poitiers, et c'est réciproque ! 
Avec Flow, son premier roman, il a remporté la 29e édition du Prix du Roman Contemporain. L'histoire qui se déroule entre Poitiers et Boston a séduit les élèves de 4e des 29 collèges participants du département.
Jeudi 15 juin 2017, l'auteur est revenu dans la ville où il a vécu ses années d'étudiant pour recevoir son Prix et rencontrer les jeunes lecteurs.



Le matin au TAP, les élèves du collège du Jardin des Plantes ont proposé une mise en scène du roman Puis, très touché par l'élection de son roman, Mikaël Thévenot a répondu à de nombreuses questions sur l'écriture et la publication du livre, les personnages de l'histoire, ses années à Poitiers, ses projets futurs...

Les échanges ont laissé place à la remise du prix proprement dit et aux discours des différents partenaires. Une séance de dédicaces à suivi.





L'après-midi, la rencontre s'est poursuivie en plus petit comité à la Médiathèque avec deux groupes pendant que d'autres collégiens visitaient l'établissement. Les élèves du collège du Jardin des plantes avaient réalisé une vidéo résumant Flow ainsi qu'une visite guidée virtuelle de Poitiers sur les traces de Josh, le héros du roman. Le collège Henri IV avait quand à lui conçu un quiz et préparé de nouvelles questions. Coordonnés par Marine Nauleau, les échanges furent passionnants et nous garderons un excellent souvenir de cette journée. Merci à tous les participants !










L'effet ricochet / Nadia Coste


(Seuil, 2017)

Dans un futur proche, les humains sont devenus infertiles et il faut passer par le clonage pour avoir des enfants. Malou vit dans un foyer avec sa petite sœur Clara depuis que leur mère est internée. Leur grande sœur Julie vit avec son compagnon. 
Un jour, Malou fait une découverte stupéfiante : Clara se casse le bras au même âge, au jour près, où Malou s'était cassé le sien et idem pour Julie. La même chose semble avoir eu lieu pour d'autres blessures. Cet "effet ricochet" serait-il un effet indésirable du clonage ? Pourtant, les autorités assurent que ce genre de situation n'est pas possible.

L'effet ricochet est un bon petit roman d'anticipation qui interpelle le lecteur. En effet, c'est suite à la pollution et aux perturbateurs endocriniens que l'humanité est devenue stérile. Le style et le rythme sont fluides. L'intrigue suit un cours assez classique mais le récit est parsemé de trouvailles originales. A lire dès le collège.

Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)



Je suis ton soleil / Marie Pavlenko


(Flammarion jeunesse, 2017)


Déborah entre en Terminale. Si elle s'éloigne un peu de sa copine Eloïse, elle devient vite inséparable de Jamal, fan de mygales, et de Victor pour qui elle craque. Heureusement que ces deux-là lui permettent de passer de bons moments, car sa vie n'est pas facile tous les jours : sa mère est très fragile, et voilà que son père fréquente une autre femme. Elle doit aussi s'occuper d'un gros chien aussi puant qu'affectueux.

Excellente lecture que ce roman "tranche de vie" d'une auteure plus habituée au genre fantastique. Déborah a le sens de l'humour et beaucoup de courage, ce qui la rend sympathique. L'auteure a su trouver l'équilibre délicat entre drame et légèreté, et sa plume vive est un régal. Coup de cœur pour ce livre !

Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)



Le blog ou la vie / Sophie de Villenoisy

(Fleurus, 2017)

Léa, 15 ans, est lycéenne à Agen. Une maman qui tient un pressing, un papa poissonnier, une petite sœur "pot-de-colle", l'adolescente ne trouve pas ça très glamour. Pour fuir ce quotidien, elle s'est créé une deuxième vie : sur le web, elle est Chine, 22 ans, blogueuse de mode. 
Elle aimerait attirer l'attention du bel Eliot, mais depuis un exposé fait en classe où elle présentait la blogueuse, le cœur du garçon semble ne battre que pour Chine. Quand Chine est invitée à Paris pour un défilé de mode, Léa commence à s'enfoncer dans ses mensonges. 

La jeune fille est tiraillée entre sa vie de rêve, faite de paillettes et d'invitations VIP et sa famille qu'elle aime malgré tout et qu'elle est consciente de blesser.
Le ton de Léa est humoristique mais on rit jaune car on sent bien l'amertume transparaître. 
Le contraste entre sa vie fantasmée et son quotidien est assez cocasse. Qui n'a jamais été tenté d'enjoliver la réalité  pour se mettre en valeur et se sentir aimé ?
On se doute que la supercherie sera découverte à un moment, mais on ne sait pas dans quelles circonstances, ce qui fait que la lecture conserve toute sa saveur.
Un roman à la fois léger et profond.

Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)





J'ai avalé un arc-en-ciel / Erwan Ji

(Nathan, 2017)


Capucine, 17 ans, est d'origine française mais vit aux Etats-Unis depuis l'enfance. Pour sa dernière année de lycée,  elle a décidé d'ouvrir un blog. Elle y raconte les soirées entre amis, les journées de cours, son job dans un fast-food... Elle nous fait partager les coutumes de son établissement et nous décrypte des expressions ou particularités américaines (vous connaissiez le Morp ? Tag Day ?) Et puis surtout, elle nous fait part de ses doutes, de ses réflexions et de ses sentiments.

On accroche dès le début avec Capucine, chaleureuse, pétillante et pleine d'humour. 
C'est avec un serrement au cœur qu'on voit cette année de lycée se terminer car on s'est énormément attaché à la jeune fille et à ses amis.
Ce roman donne le sourire. C'est une vraie pépite à côté de laquelle il ne faut pas passer. 

Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)



"Flow" remporte le Prix du Roman Contemporain 2017


C'est le tome 1 de "Flow" de Mikaël Thévenot qui remporte l'édition 2017 du Prix du roman contemporain. Il a été élu par les élèves de 4e du département, devant "Ma fugue chez moi", "Aussi loin que possible" et "Les loups chantants".

L'auteur, dont c'est le premier roman, sera présent à Poitiers le jeudi 15 juin pour la remise du Prix au TAP en présence des élèves votants des 28 collèges ayant participé.

L'après-midi aura lieu une rencontre à la Médiathèque du centre-ville avec les élèves des collèges Henri IV et Jardin des plantes.

Nouveau service : films à la demande



La Médiathèque propose dès à présent un nouveau service à ses abonnés : le téléchargement ou le visionnage en ligne parmi un choix de plus de  4000 films (fiction, documentaires, concerts). Vous pouvez visionner 3 films par mois, dont certains très récents, français ou étrangers. Pour voir comment faire, rendez vous sur la page "Ressources numériques" du portail.

La maison des reflets / Camille Brissot


(Syros, 2017)

2022, Daniel a 15 ans. Son père est le propriétaire de la plus prestigieuse "Maison de départ", où l'on peut rendre visite aux défunts sous forme de "reflets" : des clones virtuels. A part son père et sa gouvernante, Daniel ne fréquente que des "reflets" et vit une existence un brin maussade.
Missionné par son père pour créer un nouveau décor, Daniel se rend dans une fête foraine et y croise Violette, une jeune fille bien vivante.

Avec La Maison des reflets, l'auteur a trouvé une manière originale d'aborder le sujet de la mort et du deuil, et de faire s'interroger le lecteur.
Ce roman à l'atmosphère étrange aborde également les thèmes de la famille, du virtuel, des mensonges, des sentiments.
La forme du récit, classique et linéaire, et le niveau de lecture facile en font un roman à lire dès le collège.

Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)

Caraval T. 1 / Stephanie Garber


(Bayard, 2017)

Scarlett et sa sœur Donatella vivent sur une île, à la merci d'un père tyrannique. Pour s'en échapper, Scarlett fonde beaucoup d'espoirs sur son prochain mariage avec un comte qu'elle n'a jamais rencontré. Or elle reçoit des invitations pour Caraval, un extraordinaire spectacle auquel elle a toujours rêvé d'assister. Les deux sœurs suivent un marin nommé Julian qui les transporte au cœur de ce monde enchanté. Rapidement, Donatella disparaît et Scarlett se met à sa recherche : Caraval n'est pas qu'un simple spectacle, c'est également un jeu où le réel et l'illusion se mélangent de manière troublante.

Avec ce premier roman, Stephanie Garber nous embarque au côté de son héroïne dans une aventure fascinante où, comme elle, nous risquons de nous perdre : suspense, faux-semblants... La lecture est prenante. 
Scarlett est aussi raisonnable et prudente que Donatella est insouciante et désinvolte. Quelle attitude est la plus appropriée à Caraval ? Et Julian, peut-on s'y fier ? Le mystère est savamment entretenu et le lecteur ne cesse de passer par des émotions contradictoires.
Les droits du roman ont été achetés en vue d'une adaptation au cinéma, ce qui n'est guère surprenant étant donné l'originalité de l'univers que l'auteur est parvenue à créer, quelque part entre Venise et le Pays des merveilles d'Alice. 


Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)

Celle dont j'ai toujours rêvé / Meredith Russo


(PKJ, 2017)

Amanda fait sa rentrée dans un nouveau lycée après un déménagement chez son père, dans le sud des Etats-Unis. C'est un nouveau départ pour celle qui s'appelait Andrew jusque récemment. En effet, Amanda s'est toujours senti fille et assume désormais sa nouvelle identité, appuyée par un traitement hormonal.
Elle se fait rapidement des amies et tombe sous le charme de Grant, qui craque pour cette belle jeune fille sans se douter de son secret.

Le récit est entrecoupé de retours en arrière à différentes périodes de la vie d'Amanda qui nous éclairent sur la manière dont elle a vécu les choses depuis l'enfance : sa quête d'identité sexuelle bien sûr, mais aussi la réaction de ses parents, les brimades infligées par les autres garçons, sa tentative de suicide etc.

Beaucoup de références très américaines parsèment ce roman : football américain,  pickups sur le parking du lycée, églises fondamentalistes etc. Ce décor du sud des Etats-Unis, exotique pour le lecteur français, apparaît comme un terrain particulièrement miné pour une personne transgenre.

A la  fin du roman, l'auteur, elle-même trans, explique dans une note qu'elle a voulu faire comprendre ce que pouvait être un tel parcours de vie, même si d'autres peuvent vivre les choses différemment. En cela, elle est consciente d'avoir créé une "histoire type". Toujours est-il que Celle dont j'ai toujours rêvé est un beau roman sur l'acceptation de soi.


Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)

L'Amour, le Japon, les sushis et moi


(Albin Michel, 2016)

Lucrèce, sa mère et son petit frère déménagent pour le Japon. L'adolescente fait son entrée au lycée dans la ville de Nagoya. Pourtant bilingue, elle éprouve des difficultés à s'intégrer. Quelle que soit sa bonne volonté et sa connaissance du pays, elle reste toujours une gaijin (étrangère) et ça l'agace. En rejoignant le Club des amateurs de sushis, la jeune fille espère nouer de vrais liens avec d'autres élèves. 

Ce roman offre une véritable immersion  dans la vie quotidienne du Japon d'aujourd'hui. L'effet "catalogue" est évité car les informations sur le mode de vie japonais sont habilement intégrées au récit, et la différence des mentalités fait partie de l'intrigue. Animée de bons sentiments, Lucrèce se mêle parfois un peu trop de ce qui ne la regarde pas. Cette maladresse réaliste la rend touchante, tout comme les personnages de garçons qui ne sont pas non plus idéalisés. L'Amour, le Japon, les sushis et moi est une agréable lecture dépaysante.


Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)


La rencontre avec Stéphane Tamaillon



Vendredi 24 mars 2017 a eu lieu la 7e édition de (H)auteurs d'ados. C'est dans une salle bondée que notre invité, Stéphane Tamaillon, a rencontré ses jeunes lecteurs. Etaient présents des élèves des collèges Jean-Moulin (Poitiers), Saint-Exupéry (Jaunay-Clan) et Théophraste-Renaudot (Saint-Benoît) venus avec leurs enseignants documentalistes et de Français. 



Coordonnées par la journaliste Marine Nauleau, les questions fusaient de tous les côtés, aussi bien au sujet de son travail d'écriture que du contenu de ses différents livres. En effet, les élèves avaient lu aussi bien sa série Krine que ses albums Ciné-Monstres illustrés par Laurent Audouin en passant par Capitaine Squelette, L'Ultramonde ou Dans les griffes du Klan. L'auteur a notamment expliqué qu'il construisait minutieusement la trame de ses romans avant de se consacrer à la rédaction proprement dit. Il a également régalé son public de quelques anecdotes personnelles. Les questions ne tarissaient pas, mais bientôt ce fut l'heure des dédicaces avant que les élèves ne reprennent le chemin du collège.





Phobie douce / John Corey Whaley


(Casterman, 2017)


Cela fait 3 ans que Solomon, 16 ans, n'est pas sorti de chez lui. Il a "pété les plombs" un jour au collège, en proie à des attaques de panique. Depuis, il suit une scolarité par correspondance depuis le nid douillet qu'est sa maison, entouré de ses livres et séries préférés et de parents aimants.
Son quotidien prend une nouvelle tournure lorsque Lisa débarque dans sa vie. Cette ex-camarade de classe monte un dossier pour entrer en fac de psychologie : elle a décidé que, sous couvert d'amitié, elle allait faire de Sol son sujet d'étude et le soigner à son insu. Ne se doutant pas de la supercherie, les parents de Sol voient d'un très bon œil qu'une jeune fille vienne élargir l'horizon de leur fils. Sol accepte et bientôt c'est tous les jours que Lisa et son petit copain Clark rendent visite à l'adolescent. Une réelle sympathie s'établit entre les trois jeunes gens.


Sans beaucoup d'action et quasiment en huis-clos, Phobie douce est pourtant un roman captivant. Les personnages sont très vivants. Le style est simple et fluide, l'humour présent. Parfois on croit deviner ce qui va se passer, mais les choses se présentent finalement de manière plus subtile. Aucune caricature, beaucoup de délicatesse. Une belle lecture.

Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)

Cell.7 / Kerry Drewery


(Hachette, 2016)


Martha Honeydew, 16 ans, a avoué avoir tué Jackson Paige, ancienne vedette télé.
Le système judiciaire a été réformé : ce sont désormais les téléspectateurs de "Mort = Justice" qui, à coup de SMS surtaxés, votent pour que les personnes accusées de meurtre soient ou non exécutées. 
Pendant les 7 jours du vote, Martha attend donc dans les différentes cellules du couloir de la mort de connaître le sort qui lui sera réservé. La jeune fille se dit coupable, mais Eve, sa conseillère, est persuadée qu'il n'en est rien et cherche à connaître la raison de cette déclaration.

On comprend rapidement que ce système qui se vante d'être démocratique est en réalité une implacable machine médiatique. Les propos de la présentatrice sont très orientés : pas de doute, les dés sont pipés.
Les récits de Martha et d'Eve alternent avec les retranscriptions des émissions TV. Les ressorts de l'intrigue se dévoilent très progressivement, assez habilement pour inciter le lecteur à tourner les pages sans discontinuer.
Au-delà de l'aspect "suspense", ce roman est intéressant par les questions qu'il soulève sur les médias, la justice et la conscience morale.

Rédactrice : Anne B. (Médiathèque)